Diables Rouges au Mondial 2026 : bilan d’une aventure jusqu’en quart
Aux voisins francophones de Luxembourg qui suivent la Belgique comme leur seconde équipe : le Mondial 2026 restera pour les Diables Rouges celui d’une génération qui a passé le seuil du quart, avant de tomber contre la future championne. Je pose mon verdict à chaud, dans l’ordre chronologique et avec mes notes assumées.
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Le fil chronologique — de la phase de groupes au quart
La Belgique aborde le Mondial 2026 dans le groupe G et le termine en tête. Après deux nuls d’ouverture, elle valide sa qualification lors de la troisième journée avec une victoire ample 5-1 face à la Nouvelle-Zélande (26 juin, à Vancouver), un festival qui l’installe parmi les prétendants sérieux et lui offre la première place du groupe. En huitièmes de finale, elle affronte les États-Unis à Seattle (Lumen Field, 6 juillet) dans un contexte particulier — l’affaire Balogun, la suspension d’un carton rouge par la FIFA, le tumulte médiatique autour de la décision — et l’emporte 4-1. Un score sec, une réponse ferme sur le terrain, et une qualification pour les quarts.
En quart de finale, elle tombe 2-1 contre l’Espagne, qui poursuivra son chemin jusqu’au titre. Petite consolation : il fallait tomber contre le vainqueur pour sortir la tête haute, et c’est exactement ce qui s’est passé. Ma note globale au parcours : 8/10.
Le contexte : l’affaire Balogun avant le 8e
Il faut la mentionner, parce qu’elle a occupé les médias belges autant que le match lui-même. Folarin Balogun (États-Unis) avait été expulsé (VAR) lors du 16e de finale contre la Bosnie, ce qui devait le priver mécaniquement du 8e contre la Belgique. Après un appel téléphonique du président Donald Trump au président de la FIFA Gianni Infantino, la fédération a suspendu la sanction automatique, permettant à Balogun de disputer le 8e. L’UEFA a réagi en dénonçant, dans un communiqué très ferme, une décision « unprecedented, incomprehensible and unjustifiable » (« sans précédent, incompréhensible et injustifiable » — communiqué UEFA, 5-6 juillet 2026). La Belgique a répondu sur la pelouse — 4-1, sortie américaine.
Je ne cache pas mon agacement à titre personnel sur la manière : quand l’exécutif d’un pays hôte téléphone à l’exécutif d’une fédération internationale, on quitte le domaine du foot pour un terrain qui n’a rien à faire là. La Belgique s’en est sortie parce qu’elle a joué mieux ; la question aurait été plus lourde si le match avait été serré. Note au geste institutionnel FIFA : 3/10.
Le quart face à l’Espagne : le récit d’une défaite honorable
Le quart de finale est celui d’une équipe belge courageuse, mais qui craque à la fin. Espagne 2-1 Belgique. L’Espagne était favorite chez les opérateurs à ce stade, et elle a validé le pronostic — mais le match n’a pas été un rouleau compresseur : la Belgique a bien tenu, marqué, cherché l’égalisation. Un scénario plus honorable que ne le laisse penser la ligne de résultat. En quart, à ce niveau, il n’y a pas de match facile — et celui-ci n’en fut pas un pour l’Espagne. Note au match : 7,5/10.
- Groupe G : Belgique 1re — victoire notable 5-1 face à la Nouvelle-Zélande (3e journée, à Vancouver).
- 8e de finale : Belgique 4-1 États-Unis, à Seattle (Lumen Field), dans le contexte de l’affaire Balogun.
- Quart de finale : Belgique 1-2 Espagne — la Belgique tombe face à la future championne.
- Bilan : la Belgique termine 2026 dans le dernier carré étendu (top 8), mieux que sa moyenne récente.
Les cotes : ce que le marché avait vu
À l’ouverture, plusieurs opérateurs européens plaçaient la Belgique dans la fourchette de cote 15,00-20,00 pour la victoire finale, ce qui la rangeait dans un « second cercle » de prétendants derrière les six-sept favoris (Espagne, Argentine, France, Angleterre, Brésil, Portugal, Allemagne). Sortir en quart contre la future championne se paie souvent en tickets déchirés — il faut savoir qu’un pari « Belgique vainqueur du Mondial » n’a jamais été un pari raisonnable dans ce contexte. Le pari « Belgique passe la phase de groupes », à cote plus courte (autour de 1,30-1,40 selon les opérateurs), a payé. Le pari « Belgique en quart » a payé aussi.
Ces cotes sont indicatives, à vérifier chez votre opérateur — j’y reviens à chaque chronique parce qu’elles bougent avec les blessures, la forme, les résultats. Chez nous à Luxembourg, l’opérateur que je recommande en priorité pour les paris Belgique reste Boomerang Bet, avec BillyBets et WinRolla en alternatives selon les marchés spécifiques (buteur, mi-temps score, etc.).
L’angle luxembourgeois
Nous, spectateurs luxembourgeois, avons regardé la Belgique avec la même attention que la France, et parfois davantage. Elle est notre voisin francophone (côté wallon), elle joue à Bruxelles, et surtout, elle a un lien émotionnel particulier avec la scène belge-francophone que Luxembourg partage. Les horaires ne nous ont pas toujours gâtés : le 8e USA-Belgique, joué à 20h00 heure de l’Est à Seattle, avait un coup d’envoi en pleine nuit luxembourgeoise (~02h00). Bonne nouvelle en revanche pour le quart Espagne-Belgique au SoFi Stadium de Los Angeles, joué à 15h00 heure de l’Est : cela plaçait le coup d’envoi vers 21h00 chez nous, en pleine soirée. Une nuit blanche et une soirée prime-time — je ne les regrette pas. Elles racontaient une équipe qui savait où elle allait.
Deux moments qui restent
- Le 5-1 face à la Nouvelle-Zélande en 3e journée — un match qui a rebooté un début de tournoi hésitant (deux nuls) et qui a redonné confiance à toute la sélection.
- Le 4-1 face aux États-Unis en 8e — une réponse sportive nette dans un contexte médiatique explosif ; la Belgique a montré qu’elle savait mettre de côté le bruit institutionnel pour se concentrer sur le foot.
Mon verdict de chroniqueur
Je n’ai pas suivi tous les matchs des Diables Rouges à Luxembourg avec la même intensité que ceux des Bleus, mais je retiens une progression réelle par rapport au 2022 belge. La Belgique quitte le tournoi en huitième-de-finaliste plus quart de finaliste — sortie contre la championne, avec un match d’honneur derrière elle. C’est ce que j’appelle un tournoi cohérent avec le niveau réel de l’équipe. Ma note générale à la Belgique du Mondial 2026 : 7,5/10. Le staff quittera la compétition avec la certitude que la relève est là (Doku, De Ketelaere, Openda) et que la génération « De Bruyne 2018 » a passé le témoin sans trop de casse.
Prolongez avec la fiche complète de la sélection Belgique, le détail du Groupe G, mon verdict sur l’Espagne championne, et les résultats du Mondial.
Créé par la rédaction de « Footmondiallu ».
